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Le Monde d'Ida Radio Ecoutez, en live, la nouvelle Radio du Monde d'Ida (06/06/06)
Welcome to the Machines, Les merveilleuses machines d'Ida (27/05/06)
Christian de Portzamparc au Collège de France, par Elisabeth Karolyi (25/05/06)
Chaises musicales / train fantôme ?Débat - conférence à l'OPA, par Léopold Dumont (15/05/06)
Ainsi font, font, font... trois photos et puis s'en vontActualité algérienne, par El-Aar (18/04/06)
Jean-Philippecinéma, par Augustin Domange (07/04/06)
Je ne te dirai plus mon canard...p Pandémie, par F-R Lebatard (02/03/06)
Festival au désert 2006Reportage Photos par M-E Leroux (26/02/06)
Histoire d'El-AarCécité ou trompe l'oeil ? par El-Aar (16/02/06)
Concours The Rivers (15/02/06)
Highway 61, de Bob DylanMusique, par Léopold Dumont (07/02/06)
La blague de Renzo PianoParoles d'architecte, par Elisabeth Karolyi (11/01/06)
Recherche et curiositéW.Alvarez : La fin tragique des dinosaures, par François Gourand (07/01/06)
Histoire d'El-AarQui sont les véritables guignols ? par El-Aar (19/12/05)
Mac/Val, Un nouveau musée à VitryArchitecture, par Elisabeth Karolyi (15/12/05)
La liberté à l'état purExpo Dada, par Daphné Tesson
Visite de la cinémathèque françaiseArchitecture, par E.Karolyi (31/10/05)
Expo Dada : Mode d'emploiExpo, par Elisabeth Karolyi (26/10/05)
Love LettersThéâtre, par Elisabeth Karolyi (10/10/05)
Palingénésies (?)Chronique, par Léopold Dumont (19/09/05)
Tous les x sont des y !Société, par Léopold Dumont (11/09/05)
Il n'y a plus d'avant-garde en architecture à Paris.Architecture, par E.Karolyi
Puis il y eut hierConcert de Mangrove le 21/06/05
130 CaractèresCritiques de mauvais disques, par Léopold Dumont
Lectures psychédéliques
Le jour de la Sainte Ida
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Avignon 2006, par El-Aar (07/06)
Rockus ex Machina, par Léopold Dumont (10/03/06)
Voyage à Tikjda, par El-Aar (16/02/06)
Les Laisser Crever, par François-René Lebatard (07/01/06)
Les badauds du Grand Palais, par Roland Garrigue (15/12/05)
Mon Cimarron et moiConfession, par Amélie Woolf (06/12/05)
Qu'est-ce qu'on rit à Thoiry !Merveilles naturalistes, par Roland Garrigue (16/11/05)
Mes dents et la merGastronomie, par François-René Lebatard (27/10/05)
Are you lonesome tonight ?Texte de Léopold Dumont (26/10/05)
Voyage de Love AffairsRécit d'un voyage à Francfort, par Amélie Woolf (12/10/05)
Dans la cage'Mes vingt heures de Garde-à-vue' par Oisel Banana (09/10/05)
La Saint Michel à AmaliadaReportage, par E.Karolyi
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La Carpa, par Marina Obo (24/06/06)
Une loeuvrette, du néo-surréaliste belge Laurent d'Ursel (10/06/06)
Sonnet Al Dente, par Côme (08/06/06)
Histoire du Beau Chevalier au pays du Geste, Geste, par Côme (15/04/06)
Dylan en français, Traductions de chansons de Bob Dylan (08/03/06)
Anonymes, par Léopold Dumont & Nicolas Jalet (25/02/06)
Les badauds du Guggenheim, par Elisabeth Karolyi (10/02/06)
The RiversDécouvrez les mélopées folk de Marcel Mc Coy & Henri-Jean Jefferson
REBUS FOCUSPhotographies de Jean-Noël Turquet
Poissons grisCollage, par Roland Garrigue
Un rêve sans finChanson d'Augustin Domange
Etre etretataisPhotographie de François-René Lebatard
L'EsephonInstrument, par Jean-Noël Turquet
Affiche d'Outragédie
L'Amnsesia
Dick est nuPetit jeu flash
Le fou atelierExpo Garrigue & Lefort
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Le Monde d'Ida
édition du mercredi 9 juillet 2008.
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- Gazette Sensuelle et Consensuelle -
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Clap your hands say Yeah de Clap your hands say Yeah
Ah ! Allégresse ! Ah belle jeunesse ! Il n'y a pas longtemps encore,
on chignait qu'il ne se passait pas grand chose. On se surprenait à
tenir des propos conservateurs, à dire qu'à part Radiohead, nulle apparition
majeure depuis Nirvana. On faisait son vieux. On pleurait des 60's que l'on n'avait
jamais connu. Bref. Ça allait mal. Et puis, tout d'abord, un petit canular mystérieux,
les White Stripes. Tiens, tiens. C'est autre chose que du réchauffé, mais qu'est-ce que c'est ?
Depuis 2001, la politique a fait son retour (grotesque, monstrueuse, hyper-violente) dans les médias,
les esprits et les conversations. Et voilà que la génération Nintendo, condamnée mille fois à
l'ultramoderne vacuité, abreuvée de "Madame est servie" et de 90210, s'achète une guitare, et
crie "fuck" à l'époque. Certes, le discours n'a rien d'une grande plaidoirie idéologique, mais
le Rock revient, furieux, génialement novateur. Les White Stripes n'en seront que le déclencheur
commercial (mais efficace), derrière eux se profilent bientôt, par wagons, des Kills, des 22-20's,
Art Brut, et - surtout - The Arcade Fire (immense Funeral). Les cinq New-Yorkais de
Clap your hands and say Yeah s'inscrivent dans ce renouveau, non pas formel, mais créatif du rock.
Ils ont été chercher la reconnaissance sur Internet en diffusant largement leur album au format MP3
avant d'être "signés". Le son du groupe farandole gaillardement du Velvet Underground (les délicieux arrangements)
à Radiohead (la voix polymorphe, véneneuse). L'album (intitulé Clap your hands and say Yeah),
admirablement bien mixé, débute par le court morceau Clap your hands !, évoquant le Willkomen,
bienvenue, welcome de Cabaret. Suivent des morceaux mémorables aux mélodies souvent entêtantes :
Over and Over again qui laisse des traces indélébiles dans nos mémoires vives,
The Skin Of My Yellow Country Teeth, complainte bondissante, Gimme Some Salt,
une incantation dont on ose à peine imaginer la puissance en live... Réjouissons nous !
La preuve définitive que tout reste à créer, que le "champs des possibles" est infiniment
plus large que tous les beaux acquis, est en voie de matérialisation. Écoutez là !
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Veneer de José Gonzalez
Du silence qui précède - en toute logique - le début de chaque chanson, déboulent de doux arpèges.
Tout crépiterait si les graves ténébreuses ne suggeraient une sorte de fraicheur nocturne. Alors, en echo à elle-même,
surgit la voix, la calme voix de José.
J'écris "en écho à elle-même" car ce jeune suèdois double très subtilement son propre chant, conferant aux mélodies cet aspect éthéré
qui n'est pas sans rappeller le Pink Floyd de "Goodbye blue sky". Il y a du spleen, un spleen pudique et discret dans ces chansons, un brin de
colère froide, du lent, du speed, des battements de coeur. Un mec et sa guitare. Une pure bande son.
Ecoutez-le c'est gratuit.
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Someday we will foresee obstacles de Syd Matters
Peut-on parler de "French Touch" lorsqu'il s'agit de Syd Matters ?
Une question aussi pertinente mérite une réponse toute en nuances. Disons que le groupe de
Jonathan Morali, révélé par un concours des Inrockuptibles,
constitue le versant folk de la musique française d'ambition. De la French Touch (Air, Phoenix, Daft Punk...) n'ont été
gardés que quelques attributs : Les paroles en anglais, le ton décalé, l'impeccable et audacieuse mise en son, les frissons éléctroniques.
Pour le reste, c'est vers Nick Drake et ses rengaines automnales qu'il convient de se tourner. Le son Syd Matters a la grâce et
le dépouillement de certains Haikus japonnais. A chaque note sombre son bagage de lumière, à chaque printemps, son hiver.
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Colour Green de Sibylle Baier
Dans les années 70, cette femme allemande chantait comme l'hiver, composait comme le matin et voici que son album, Colour Green, quatorze perles accoustiques, s'échappe des oubliettes et revient nous bouleverser à la faveur d'une époque qui semble reclamer sa dose d'apesanteur et de tendresse.
La voix berceuse de Sibylle est aussi élégante et froide que celle de Nico.
Elle enchante l'atmosphère, depuis le titre d'ouverture,
le merveilleux Tonight (programmé sur Le Monde d'Ida Radio) très Beth Gibbons & Rustin man,
jusqu'à l'épique Give me a smile, en passant par le désabusé The End.
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Highway 61 de Bob Dylan
Trop souvent percu comme un grand auteur compositeur, un "chanteur à textes" aux gémissements nasaux, un drôle de type dont les morceaux
se révéleraient grâce au talent des autres (Knockin on heaven's door, Mr Tambourine man et tutti quanti),
Bob Dylan est - peut-être - avant-tout un interprète hors-pair.
On trouve dans son chant les extraits uniques d'une âme universelle. Si la voix de Devendra Banhart a la beauté du diable et celle d'Anthony (and the Johnsons) la grâce des anges,
le flow de Dylan semble revenu de temps immémoriaux, d'un voyage au dela des cultures et des symboles : C'est de l'humain brut.
Un chef d'oeuvre comme Ballad of a thin man met en valeur son phrasé d'équilibriste, un rap au swing folk.
Highway 61 est un album captivant qui parle au corps et à l'intelligence. Il fait partie des meilleurs disques de Dylan,
avec Bringing It All Back Home, The Times They Are A-Changin' et John Wesley Harding.
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Fantaisie Militaire d'Alain Bashung
Ecouter "Dehors" :
"Je n'étais qu'une ébauche au pied de la falaise, un extrait de roche sous l'éboulis."
Fantaisie militaire est le plus somptueux recueil de poèmes du XXème siècle finissant.
En 1998, Bashung expérimente la rupture sentimentale.
Il en tire, épaulé par Jean Fauque, des textes incandescents, modernes, inégalables.
Au coeur de cette architecture que le chagrin transcende, le sentiment amoureux vibre jusqu'à explosion.
Du jamais vu depuis Jacques Brel.
Alain Bashung est le chaman français, le bluesman rimbaldien.
Il restitue ses visions, en sublime la folie.
Fantaisie militaire est un jardin nocturne où se promènent musiques profondes et sombres thèmes, entre Portishead (Roseland New York Live) et les Doors, toujours adéquats,
toujours raffinés.
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Road to Rouen de Supergrass
Le Monde d'Ida se prétend sensuel et consensuel. Mais force est de constater qu'en dehors du remarquable "Voyage de Love affair" de la mysterieuse Amélie Woolf, c'est le consensuel qui l'emporte. Soucieux de rééquilibrer la ligne éditoriale de la gazette, je vais donc parsemer de mots à caractère sensuels la rubrique suivante.
Elles étaient toutes les deux nues et parfaitement imberbes (quoiqu'un vague duvet semblait devoir faire son apparition sur leurs parties les plus sensibles). Constatant que leurs orifices étaient voluptueusement recouverts d'une fine couche de liquide gras, j'entrepris d'y faire penetrer lascivement mon petit batonnet bleu. Le contact du coton sur la corolle charnue de mon oreille droite ne manqua pas de me rappeller la première fois que j'ai entendu "Road to Rouen" de Supergrass. Autant être honnête et droit, à cette époque (il y a 15 jours), je ne connaissais de ce groupe british que leurs premiers tubes des années 90 (comme caught by the fuzz)
qui ne sont pas du tout porteurs de tentations orgiaques. En gros, je ne me ré jouissais pas. Je devais même franchement m'ennuyer, luxurieux et paillard, dans mon petit fauteuil en rotin (façon pochette du livre Emmanuelle) pour accorder ainsi de longues minutes à ce que j'aurai appellé à l'époque (il y a 15 jours), "de pauvres zozos". Mais ne tournons plus autour du pot (quand bien même celui-ci serait tout rempli d'une crème délicieusement aphrodisiaque) et envoyons la sauce : Dès les premières nappes floydiennes - et assumées comme telles - du premier morceau Tales of endurance, je sue, puis, je sais que je n'ai plus affaire à des simili Oasis, je sais qu'ils participent à l'erection d'un glorieux monument culturel. Tout fonctionne dans ce disque radieux où les citations ne sont que coquins clins-d'oeil. Ils revendiquent leurs influences avec humour, mais (contrairement aux suèdois de Soundtrack of our lives) les dépassent, les remettent en perspective, fleurtant avec la parodie (de John Lennon sur Low C) ou la blague (l'hilarant Coffe in the Pot). Mais cet humour s'appuie sur une grande beauté mélodique ( Sad girl, st petersburg) et une grande richesse de styles (l'épatant morceau Road to Rouen, un peu Police, un peu Television, un peu Clash). Et depuis cette époque (il y a 15 jours), en indecent lubrique vosgien, je chatouille la voie centrale de mon oreille interne avec ce que j'affirme être le meilleur moyen de passer l'automne.
Nouveau : Retrouvez la video live de St Petersburg sur Ida Web News
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Pour mieux respecter l'environnement, "Le Monde d'Ida" est imprimé sur du papier numérique recyclé.
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Mis à jour le mercredi 9 juillet 2008
Hébergement : Cogitel-Forum
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