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Ainsi font, font, font... trois photos et puis s'en vontActualité algérienne, par El-Aar (18/04/06)
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Je ne te dirai plus mon canard...p Pandémie, par F-R Lebatard (02/03/06)
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Histoire d'El-AarCécité ou trompe l'oeil ? par El-Aar (16/02/06)
Concours The Rivers (15/02/06)
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La blague de Renzo PianoParoles d'architecte, par Elisabeth Karolyi (11/01/06)
Recherche et curiositéW.Alvarez : La fin tragique des dinosaures, par François Gourand (07/01/06)
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Mac/Val, Un nouveau musée à VitryArchitecture, par Elisabeth Karolyi (15/12/05)
La liberté à l'état purExpo Dada, par Daphné Tesson
Visite de la cinémathèque françaiseArchitecture, par E.Karolyi (31/10/05)
Expo Dada : Mode d'emploiExpo, par Elisabeth Karolyi (26/10/05)
Love LettersThéâtre, par Elisabeth Karolyi (10/10/05)
Palingénésies (?)Chronique, par Léopold Dumont (19/09/05)
Tous les x sont des y !Société, par Léopold Dumont (11/09/05)
Il n'y a plus d'avant-garde en architecture à Paris.Architecture, par E.Karolyi
Puis il y eut hierConcert de Mangrove le 21/06/05
130 CaractèresCritiques de mauvais disques, par Léopold Dumont
Lectures psychédéliques
Le jour de la Sainte Ida
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Avignon 2006, par El-Aar (07/06)
Rockus ex Machina, par Léopold Dumont (10/03/06)
Voyage à Tikjda, par El-Aar (16/02/06)
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Mon Cimarron et moiConfession, par Amélie Woolf (06/12/05)
Qu'est-ce qu'on rit à Thoiry !Merveilles naturalistes, par Roland Garrigue (16/11/05)
Mes dents et la merGastronomie, par François-René Lebatard (27/10/05)
Are you lonesome tonight ?Texte de Léopold Dumont (26/10/05)
Voyage de Love AffairsRécit d'un voyage à Francfort, par Amélie Woolf (12/10/05)
Dans la cage'Mes vingt heures de Garde-à-vue' par Oisel Banana (09/10/05)
La Saint Michel à AmaliadaReportage, par E.Karolyi
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La Carpa, par Marina Obo (24/06/06)
Une loeuvrette, du néo-surréaliste belge Laurent d'Ursel (10/06/06)
Sonnet Al Dente, par Côme (08/06/06)
Histoire du Beau Chevalier au pays du Geste, Geste, par Côme (15/04/06)
Dylan en français, Traductions de chansons de Bob Dylan (08/03/06)
Anonymes, par Léopold Dumont & Nicolas Jalet (25/02/06)
Les badauds du Guggenheim, par Elisabeth Karolyi (10/02/06)
The RiversDécouvrez les mélopées folk de Marcel Mc Coy & Henri-Jean Jefferson
REBUS FOCUSPhotographies de Jean-Noël Turquet
Poissons grisCollage, par Roland Garrigue
Un rêve sans finChanson d'Augustin Domange
Etre etretataisPhotographie de François-René Lebatard
L'EsephonInstrument, par Jean-Noël Turquet
Affiche d'Outragédie
L'Amnsesia
Dick est nuPetit jeu flash
Le fou atelierExpo Garrigue & Lefort
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Le Monde d'Ida
édition du mardi 7 juin 2011.
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- Gazette Sensuelle et Consensuelle -
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L'heure du réveil a sonné. Dring, dring, dring... l'alarme n'en finit plus de retentir. Juste le temps de prendre notre paquetage et direction Tikjda, une station de ski anciennement touristique à 200 Km d'Alger. Il y a quelques années des terro-touristes y passèrent des vacances sanguinaires...
A bord de la grosse cylindrée nous sommes quatre. Très vite le grincement des pneus trop grands pour la voiture, nous rappelle que sans maîtrise la puissance n'est rien. Après avoir franchi une quinzaine de vrais barrages nous voila arrivé à Tikjda. La première impression est souvent la bonne, mais pas toujours. Il fait froid, mais le soleil est haut dans le ciel, les enfants s'amusent dans la neige. A la recherche de notre enfance volée, nous fabriquons un bonhomme de neige avec une bière en guise de nez. Depuis longtemps les carottes sont cuites. La nuit venue, nous décidons d'aller passer la soirée tout en haut de la montagne, là ou la route laisse place au sentier. Une fois en haut, la musique, l'alcool et les rires nous font oublier les retrouvailles avec cette montagne martyre. Ses flancs brûlés témoignent de l'ardeur des combats qu'elle a mené. L'odeur du brûlé est devenue synonyme de victoire, la noirceur des cèdres plusieurs fois centenaires ne contraste plus avec le blanc de la neige du jour.
Soudain l'un de nous croit voir une lumière au sommet de la montagne. La paranoïa s'installe dans le groupe. La lueur au sommet de la montagne, autrefois signe de joie et d'espoir est devenue: " début de l'attaque ". La plaie s'est trop vite refermée pour bien cicatriser. L'amnésie collective est devenue la meilleure manière de ne jamais oublier. Nous décidons de remonter dans la voiture et d'aller continuer notre soirée un peu plus bas. A vouloir aller trop haut, trop vite, on s'est ouvert les yeux. La suite de la soirée est plus calme. La musique a fait place au silence et l'euphorie à la raison.
Chacun contemple le paysage. Nous sommes sur la plus haute montagne, face à nous, des sommets certes plus bas mais plus nombreux. L'union du peuple algérien lui a permis de franchir le plus haut sommet. L'individualisme d'un libéralisme sauvage nous permettra t il d'en escalader de plus petits ?
L'heure du réveil a sonné. Il est temps de quitter cet endroit merveilleux, source d'inspiration, de lumière et d'interrogation. Arrivés en bas un dernier panneau me replonge dans mes pensées de la veille. Il s'agit d'un panneau de signalisation percé de quatre balles, qui indique un double virage dangereux. Le premier à gauche, comme le socialisme totalitaire qu'a connu l'Algérie après son indépendance. Le second à droite comme le libéralisme sauvage qui lui a succédé.
Au retour je suis dans une voiture plus petite. Les pneus sont à la bonne dimension. Le conducteur prend les virages plus lentement. Il n y a plus de grincement.
Nous continuons notre route, en laissant tikjda derrière nous : Tikjda en Kabyle ça veut dire source...
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Pour mieux respecter l'environnement, "Le Monde d'Ida" est imprimé sur du papier numérique recyclé.
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